Un volume de transactions en nette hausse en France
À fin septembre 2025, 921 000 ventes de logements anciens ont été enregistrées sur douze mois en France (hors Mayotte), soit une hausse proche de 11 % sur un an. Ce niveau rapproche le marché de ceux observés avant la crise, notamment en 2017.
Les premières estimations laissaient entrevoir un volume annuel pouvant atteindre environ 929 000 transactions à fin d’année 2025, confirmant ainsi la sortie progressive de la phase de contraction du marché.
Prix de l’immobilier : une stabilisation après la correction
Sur un an, les prix des appartements anciens ont progressé de +1,3 % en France métropolitaine au troisième trimestre 2025. Du côté des maisons anciennes, les prix restent globalement stables, avec une évolution annuelle limitée à +0,2 % au troisième trimestre 2025
Pouvoir d’achat immobilier : une amélioration confirmée
Bonne nouvelle pour les acheteurs : le pouvoir d’achat immobilier progresse à nouveau. Grâce à la baisse progressive des taux depuis fin 2023 et à la hausse modérée des revenus, la surface finançable atteint 81 m² en 2025, retrouvant son niveau de 2022
Depuis le point bas de 2023, le pouvoir d’achat immobilier progresse de 8 % en moyenne, avec une amélioration plus marquée pour les maisons que pour les appartements
Logements énergivores : un enjeu central du marché
Les Notaires de France rappellent que 40 % des logements anciens vendus en 2024 étaient classés E, F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE) L’impact sur les prix est désormais significatif :
• un appartement classé A se vend en moyenne 16 % plus cher qu’un bien classé D ;
• une maison classée G subit une décote moyenne de 25 % par rapport à une maison classée D.
La performance énergétique devient ainsi un critère structurant de valorisation des biens, en particulier dans l’ancien.
Immobilier en Nouvelle-Aquitaine : un marché contrasté mais résilient
Maisons anciennes : une attractivité toujours forte
Sur le marché des maisons, la Nouvelle-Aquitaine demeure attractive, notamment dans les périphéries urbaines et les villes moyennes. Si certaines agglomérations, comme Bordeaux, affichent encore une légère baisse sur un an, la tendance est à la stabilisation, avec un retour progressif de la demande
Le pouvoir d’achat immobilier pour les maisons progresse plus rapidement que pour les appartements, un facteur clé dans une région historiquement portée par l’habitat individuel.
Un territoire sensible aux enjeux énergétiques
La part élevée de logements anciens en Nouvelle-Aquitaine expose le marché régional aux contraintes liées à la rénovation énergétique. Les décotes observées sur les biens classés F ou G jouent un rôle croissant dans les négociations, mais offrent aussi des opportunités pour les acquéreurs capables d’engager des travaux.
Vers un marché immobilier plus équilibré en 2026
Les données des Notaires de France montrent clairement que l’année 2024 a marqué la fin de la phase baissière du marché immobilier, tandis que 2025 confirme une reprise progressive. Les indicateurs de volumes de transactions, stabilisation des prix et amélioration du pouvoir d’achat dessinent un scénario pour 2026 plutôt positif, avec une dynamique de marché plus équilibrée et moins marquée par l’incertitude.
Comme nous l’avions analysé dans notre précédent article sur les perspectives du marché immobilier en 2026, ces signaux sont autant d’indicateurs d’un retour progressif à des conditions plus favorables pour les acheteurs et les vendeurs.
➡️ Retrouvez notre analyse complète ici :
https://libre-immo.com/fr/actualites/27646
Si ces tendances se confirment au fil des prochains trimestres, 2026 pourrait bien être l’année où le marché immobilier retrouve un équilibre durable, tout en restant attentif aux défis énergétiques et territoriaux qui influencent aujourd’hui la valeur des logements.

