Un nouveau coefficient plus favorable à l'électricité
Le cœur de cette réforme concerne le coefficient de conversion de l'électricité utilisé dans le calcul du DPE. Avant, il était fixé à 2,3, ce coefficient est désormais abaissé à 1,9 pour s'aligner sur la valeur européenne. Concrètement, ce coefficient permet de convertir l'énergie finale (celle consommée et facturée) en énergie primaire (celle nécessaire à la production et à la distribution).
Cette évolution vise à corriger une inégalité de traitement qui pénalisait l'électricité profit du gaz ou du fioul. Les logements chauffés à l'électricité voient ainsi leur diagnostic énergétique recalculé de manière plus avantageuse.
850 000 logements sortent du statut de passoire thermique
Selon les estimations gouvernementales, environ 7 millions de résidences principales ont gagnées au moins une classe énergétique, dont 91 % sont des logements chauffés à l'électricité. Plus significatif encore : 850 000 biens classés F ou G sont sorti du statut de passoire énergétique, sans travaux nécessaires.
Cette amélioration est particulièrement importante dans le contexte réglementaire actuel. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location, et ceux classés F seront concernés à partir de 2028.
Comment mettre à jour son DPE gratuitement ?
Tous les DPE ou audits énergétiques édités à partir du 1er janvier 2026 ont automatiquement intégré le nouveau coefficient. Les DPE réalisés avant cette date restent valables pendant leur durée légale de 10 ans, mais peuvent être mis à jour gratuitement si le nouveau calcul est plus favorable.
Pour les propriétaires de logements chauffés à l'électricité disposant d'un DPE réalisé après le 1er juillet 2021, la procédure de mise à jour est entièrement gratuite et s'effectue en ligne sur le site de l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME, sans intervention d'un diagnostiqueur.
Impact sur les transactions immobilières
Cette réforme représente une opportunité pour les vendeurs de logements chauffés à l'électricité, dont les biens gagnent en attractivité sur le marché. Pour les acheteurs, elle offre une lecture plus juste de la performance énergétique
réelle des logements, facilitant ainsi les décisions d'achat et les projets de rénovation.
Pour les acheteurs, elle offre une lecture plus juste de la performance énergétique
réelle des logements, facilitant ainsi les décisions d'achat et les projets de rénovation. Il reste toutefois essentiel de bien comprendre que l'amélioration du classement ne signifie pas une baisse réelle de la consommation énergétique, mais une méthode de calcul plus adaptée au contexte français.

